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  <title>Et si on se parlait ? - développement durable</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 01 May 2010 12:23:18 +0200</pubDate>
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    <title>Une conférence de Gilles Rotillon à la salle Berlioz</title>
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    <pubDate>Sun, 20 May 2007 16:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Yves</dc:creator>
        <category>L'université populaire</category>
        <category>développement durable</category>    
    <description>&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;« Croissance et
développement durable » &lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;par
Gilles ROTILLON, professeur à Paris X, auteur de &lt;em&gt;Qui veut vraiment du développement durable ? &lt;/em&gt;(à paraître
prochainement)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Cette conférence
a lieu, salle Berlioz à Saint-Michel-sur-Orge, le 9 mai 2007.
La salle est comble.&lt;/p&gt;    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Le développement durable (DD),
on en parle beaucoup et...on ne fait pas grand chose. G. ROTILLON en
a eu confirmation lors d'une rencontre avec des fonctionnaires de
l'INSEE qui avaient deux discours : celui de l'exposé officiel
et celui tenu pendant le déjeuner.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il y a une sorte de schizophrénie
structurelle. A partir d'une définition
« canonique » du DD (1987), une multitude
d'interprétations (70 environ). Quelques exemples : &lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;
les 3 piliers : l'économie,
l'environnement et le social&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;articulation (des mêmes
domaines)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;approche transversale, systémique&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;harmonisation entre court et long
terme&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;penser globalement, agir
localement&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;solidarité entre pays
riches et pays pauvres ...&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;En fait, si l'on examine quelques
graphiques, on constate que :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;l'aide au développement
représente 0,4 % du PIB au lieu des 0,7 % demandés par
l'ONU&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les USA sont les derniers ou
avant-derniers (selon l'année) pour la lutte contre la
concentration en CO2
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;les aires forestières
primaires (celles où se trouve la bio-diversité) sont
en diminution
&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les découvertes de
gisements de pétrole décroissent, alors que la demande
augmente
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Pourquoi une telle différence
entre l'affichage et la réalité ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Une quadruple opposition :
&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;opposition citoyen/consommateur :
50 % connaissent le commerce équitable ; le commerce
équitable représente 0,5 % du marché&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;opposition citoyen/politique (pour
ne pas dire politicien)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;opposition consommateur/entreprises, ces dernières entretenant de faux
besoins&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;opposition État/entreprises dans le partage entre bien public et bien privé.
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Des contraintes existent. La réaction
est « c'est la faute de l'autre ». La
conséquence est : pas de changement.
&lt;p&gt;La phrase de George Bush père &amp;quot;le mode de vie des Américains n'est pas
négociable&amp;quot; est révélatrice d'un
certain état d'esprit.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Où sont les blocages ? qui va
payer et combien ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Spirale infernale : les entreprises
raisonnent à court terme, elles s'adaptent, elles n'anticipent
pas. Les politiciens ont peur des réactions des électeurs
à des mesures impopulaires. Les pays en voie de développement
ne veulent pas perdre leur croissance. Les pays développés
s'impliquent peu car ils doutent de l'efficacité d'une action
isolée et attendent que les autres bougent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Qui doit prendre l'initiative d'engager
le processus ? pas le public, les politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;G. Rotillon propose 4 mesures pour la
France :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;changer les règles du jeu politique : pas de mandat renouvelable&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;réduire les inégalités. Quand on est dans la pénurie, on ne peut pas faire d'effort&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;supprimer la publicité sur France Télévision et taxer la publicité sur TF1 !&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il cite l'ouvrage de Jared DIAMOND
&lt;ins&gt;Effondrement&lt;/ins&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt; qui pose la
question « pourquoi des sociétés ont
disparues ? ». &lt;/span&gt;Pour l'auteur, quatre facteurs
peuvent concourir à l’effondrement d’une société :
l&lt;span style=&quot;&quot;&gt;e changement climatique,
la dégradation de l’environnement, des rapports de
dépendance avec des partenaires commerciaux, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;l’hostilité
des voisins. Le livre traite&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;
aussi les cas de survie à long terme de sociétés,
comme l'île de Tikopia, qui a pris, vers 1600, la décision
politique d'éliminer totalement l'élevage du porc sur
l'île, car il consommait trop de légumes farineux. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;Pour
notre société les trois premières conditions de
disparition sont réalisées. Et la 4ème ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-decoration: none;&quot;&gt;G. ROTILLON
répond par l'affirmative. La Chine et l'Inde s'adaptent mieux
à la mondialisation que les pays occidentaux. On peut trouver
une explication dans l'existence d'un système de hiérarchie
(castes) dans ces pays.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-decoration: none;&quot;&gt;Au cours du
débat qui suit l'exposé G. ROTILLON ajoute ou confirme,
en réponse à des questions :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;il faut
savoir se passer du pétrole (carburant, engrais,
plastiques...),  et ce dans les 10 ans à venir ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;il faut changer nos modes de transport, y compris des marchandises ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;il faut revoir le contenu de la croissance ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt; faut s'engager personnellement, en évitant la schizophrénie.
Il évoque les vélos fabriqués en Chine et
vendus dans la grande distribution française ;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-decoration: none;&quot;&gt;il faut une
éducation à la taxe. La taxe est un bon outil pour
guider le comportement, à condition toutefois que son montant
soit adapté.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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