Roberto DI COSMO est un type étonnant ! En 2 heures, il a réussi à nous faire comprendre, sans notes et avec des mots simples, le logiciel libre, la licence globale et les risques du vote électronique alors qu'il avait passé une nuit blanche la veille.

Voici quelques notes prises pendant sa conférence.

R. DI COSMO compare Microsoft (qui vend des logiciels dits « propriétaires ») à un fabricant de distributeur de boissons qui ne proposerait que ses propres boissons et qui, par manque d'information sur son fonctionnement, empêcherait la vente d'autres boissons.

La Commission Européenne a infligé plusieurs amendes (apparemment pas suffisamment dissuasives) à Microsoft pour non-respect des règles d'interopérabilité.

Quatre choix fondamentaux différencient les logiciels libres des logiciels propriétaires :

  • utilisation sans restriction

  • liberté d'étudier et de modifier

  • on peut les distribuer sans restriction

  • pas de restriction de distribution d'un logiciel modifié

Le logiciel libre fonctionne. Un exemple : 70 % des sites Web sont vus grâce au logiciel libre Apatchi (Apache en Français) et ce sans aucune publicité.

Si on consulte le site internet d'information sur les entreprises du Registre du Commerce « société.com » il apparaît que Microsoft a un chiffre d'affaires de 400 millions d'€. En fait il est de 2 milliards, la différence étant à chercher en Irlande où il n'y a pas d'impôts sur la propriété intellectuelle. Ces profits ne sont pas étonnants quand on compare le prix de vente (élevé) d'un logiciel Microsoft avec son coût de fabrication (minime).

Changeant de sujet, R. DI COSMO attire notre attention sur le fait que plus d'un million d'électeurs voteront électroniquement aux élections présidentielles, sans qu'il y ait eu un débat public sur le sujet. Or il considère ce système inacceptable pour plusieurs raisons. J'en ai noté deux :

  • l'électeur ne peut pas vérifier par lui-même que son vote est correctement pris en compte ;
  • en cas de doute sur les résultats, on ne peut pas procéder à une vérification publique.

Par aillleurs, des défaillances des machines à voter et leur programmation frauduleuse sont possibles et pas forcément détectables.

A la demande de l'animateur de la soirée Roberto DI COSMO nous dit quelques mots sur l'amendement à la loi DADVSI (Droits d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information) autorisant le téléchargement sur internet et sa lettre ouverte à Eddy Mitchell qui s'opposait à cet amendement. Chiffres à l'appui, il nous explique en quoi le principe de « licence globale », bien loin de signifier une perte financière pour les artistes, peut au contraire leurs permettre de tirer avantageusement parti des possibilités offertes par internet.

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