Séparation eaux de pluie / eaux usées
Par Yves le vendredi 18 janvier 2008, 18:51 - Ecologie au quotidien - Lien permanent
L'an dernier, à ma demande, la Communauté d’Agglomération réalise une enquête
de conformité des installations d’évacuation des eaux de notre maison.
Cette enquête révèle que ces installations ne sont pas conformes car elles ne respectent pas la règle de séparation des eaux usées et des eaux pluviales.
Cette enquête révèle que ces installations ne sont pas conformes car elles ne respectent pas la règle de séparation des eaux usées et des eaux pluviales.
Concrètement, les descentes des gouttières du toit sont reliées au circuit des eaux usées.
Il est donc nécessaire de déconnecter ces gouttières...mais, au fait, pour en faire quoi ?
La réponse est dans l'article 16.2 du règlement d’assainissement : "Les eaux pluviales des toitures sont infiltrées directement dans les terrains, par tous dispositifs appropriés : puits d’infiltration, drains, fossés ou noues."
Le service concerné de la Communauté d'Agglomération que je contacte par téléphone m'indique que le dispositif le plus couramment utilisé est le puits d'infiltration (autres noms : puisard, puits perdu...).
Il s'agit de creuser un trou circulaire d'environ 1m de diamètre et 2 m de profondeur et d'y empiler des buses en béton. Je vais jeter un coup d'oeil dans une grande surface de bricolage. Une buse de 80 cm de diamètre et de 50 cm de hauteur pèse 225 kg ! Et il en faut plusieurs ...Les transporter à la main est exclu, les faire rouler n'est pas recommandé, reste la solution d'une mini-pelle (transport et creusement), mais alors adieu les massifs de fleurs et de plantes aromatiques de mon jardin ! Par ailleurs, pour avoir déjà creusé dans mon jardin, j'ai un doute sur la perméabilité du terrain en profondeur.
Je décide donc de faire un sondage à l'emplacement prévu d'un éventuel puisard.

Arrivé à environ 1 mètre de profondeur, j'atteins une couche de glaise apparemment très épaisse.

Il est donc illusoire d'espérer infiltrer l'eau de pluie avec un puisard creusé pour moitié dans la glaise.
La solution est donc d'infiltrer dans la partie perméable (sableuse) du jardin, dans une excavation plus horizontale que verticale. Pour avoir parcouru les catalogues de grandes surfaces de bricolage, je sais qu'il existe un matériel adapté à ce type de réalisation. Il s'agit de modules de tunnel d'épandage en matière plastique ayant chacun une capacité de 300 litres. Pour mon cas, quatre modules sont nécessaires, ce qui implique le creusement d'une tranchée d'au moins 6 m de long, 1 m de large et 1 m de profondeur !
Des précautions sont à prendre : notamment, distances minima par rapport aux fondations des habitations et aux arbres...poses de gravillon au fond de la tranchée et d'un géotextile sur les parois.

Le tout est recouvert de terre sableuse, d'une bâche, puis de bonne terre. La bâche, placée à 15 cm de profondeur, évitera le dessèchement de la végétation au dessus du tunnel. Un regard (lui aussi en matière plastique) permettra de vérifier le bon fonctionnement du tunnel.


Quelques photos de l'intérieur du tunnel prises à travers le regard :


Suite à l'enquête effectuée le 18 septembre 2007 par le Service Assainissement, nos nouvelles installations sont déclarées conformes.
Pour information, le coût total du matériel utilisé est de 662 €, essentiellement le tunnel (437 €) et les accessoires PVC (146 €).
Il est donc nécessaire de déconnecter ces gouttières...mais, au fait, pour en faire quoi ?
La réponse est dans l'article 16.2 du règlement d’assainissement : "Les eaux pluviales des toitures sont infiltrées directement dans les terrains, par tous dispositifs appropriés : puits d’infiltration, drains, fossés ou noues."
Le service concerné de la Communauté d'Agglomération que je contacte par téléphone m'indique que le dispositif le plus couramment utilisé est le puits d'infiltration (autres noms : puisard, puits perdu...).
Il s'agit de creuser un trou circulaire d'environ 1m de diamètre et 2 m de profondeur et d'y empiler des buses en béton. Je vais jeter un coup d'oeil dans une grande surface de bricolage. Une buse de 80 cm de diamètre et de 50 cm de hauteur pèse 225 kg ! Et il en faut plusieurs ...Les transporter à la main est exclu, les faire rouler n'est pas recommandé, reste la solution d'une mini-pelle (transport et creusement), mais alors adieu les massifs de fleurs et de plantes aromatiques de mon jardin ! Par ailleurs, pour avoir déjà creusé dans mon jardin, j'ai un doute sur la perméabilité du terrain en profondeur.
Je décide donc de faire un sondage à l'emplacement prévu d'un éventuel puisard.

Arrivé à environ 1 mètre de profondeur, j'atteins une couche de glaise apparemment très épaisse.

Il est donc illusoire d'espérer infiltrer l'eau de pluie avec un puisard creusé pour moitié dans la glaise.
La solution est donc d'infiltrer dans la partie perméable (sableuse) du jardin, dans une excavation plus horizontale que verticale. Pour avoir parcouru les catalogues de grandes surfaces de bricolage, je sais qu'il existe un matériel adapté à ce type de réalisation. Il s'agit de modules de tunnel d'épandage en matière plastique ayant chacun une capacité de 300 litres. Pour mon cas, quatre modules sont nécessaires, ce qui implique le creusement d'une tranchée d'au moins 6 m de long, 1 m de large et 1 m de profondeur !
Des précautions sont à prendre : notamment, distances minima par rapport aux fondations des habitations et aux arbres...poses de gravillon au fond de la tranchée et d'un géotextile sur les parois.

Le tout est recouvert de terre sableuse, d'une bâche, puis de bonne terre. La bâche, placée à 15 cm de profondeur, évitera le dessèchement de la végétation au dessus du tunnel. Un regard (lui aussi en matière plastique) permettra de vérifier le bon fonctionnement du tunnel.


Quelques photos de l'intérieur du tunnel prises à travers le regard :


Suite à l'enquête effectuée le 18 septembre 2007 par le Service Assainissement, nos nouvelles installations sont déclarées conformes.
Pour information, le coût total du matériel utilisé est de 662 €, essentiellement le tunnel (437 €) et les accessoires PVC (146 €).
Commentaires
cela est trés ingénieu.
mais tout le monde peu pas se le permettre!
je trouve votre site simpat mais il es encore un peu léger hihi
malgré tout étant étudiant en agronomie et en environnement il me plais beaucoup
bravo
Merci Jack pour les compliments. Pour le coût des travaux, celui-ci aurait été beaucoup plus élevé si nous les avions fait réaliser par un entrepreneur. C'est en tout cas ce que m'a dit un des techniciens de la Communauté d'agglomération.
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