Je vous livre quelques informations et idées collectées lors de cet exposé, en espérant que je ne déforme pas trop les propos du conférencier.

La diversité biologique, c'est quoi ?

  • la diversité biologique, en gros c'est la Nature
  • la diversité biologique est un patrimoine, une ressource. Elle est aussi sur notre table : le goût du fromage dépend de l'herbe broutée par les animaux laitiers !
  • la biodiversité est la source première des services rendus par les écosystèmes : approvisionnement (nourriture, eau, bois), régulation (climat, inondations, maladie, qualité de l'eau), culture (esthétique, loisirs, religion...)

La diversité biologique est un patrimoine

  • 14 millions d'espèces, dont 1,75 million connues
  • 13000 plantes alimentaires
  • 4800 plantes cultivées (dont 4 espèces représentent 50 % de l'alimentation mondiale)

La diversité biologique est une ressource

  • pour les populations les plus défavorisées ce peut être l'essentiel de l'alimentation
  • pour les pays développés, c'est une source de commerce
  • 40 % de l'économie mondiale dépend de l'utilisation de la diversité biologique ou de ses produits
  • 20 000 espèces de plantes sont utilisées en médecine traditionnelle par 3 milliards d'êtres humains

La diversité biologique disparaît

  • depuis l'année 1500, 820 espèces se sont éteintes du fait de l'homme
  • sur 129 espèces d'oiseaux éteintes 103 ont disparu depuis 1800
  • beaucoup d'espèces disparaissent avant qu'on les aie découvertes
  • les espèces qui disparaissent ne sont pas remplacées (à cause de la rapidité de la disparition)
  • la terre a déjà connu 5 vagues d'extinction massive des espèces. Elle en connaît une sixième. Cette fois-ci à cause de l'homme !

Pourquoi ?

  • la disparition des habitats. Par exemple, 50% des zones humides ont disparu au cours des 30 dernières années
  • la surexploitation : certaines formes de chasse, de pêche, de commerce (les poissons d'aquarium...)
  • la pollution : pesticides, métaux lourds...

Que faire ?

  • stopper les changements dans l’affectation des terres et autres transformation des habitats
  • cesser la sur-pêche
  • agir contre la désertification et la dégradation dans les terres arides et sub- humides
  • mettre fin aux changements que subissent les écosystèmes des eaux intérieures
  • réduire la pollution dans les écosystèmes des eaux intérieures
  • cesser l’introduction d’espèces envahissantes (la tortue de Floride...)
  • limiter les impacts des changements climatiques
  • rémunérer les services des écosystèmes. Cette technique est progressivement mis en place  au Costa Rica depuis en 1997.

Saint-Michellois, nous sommes concernés !

  • la diversité biologique est un enjeu pour la planète, donc pour l'Ile de France, donc pour l'Essonne, donc pour Saint-Michel-sur-Orge !
  • en Ile de France, hors usage agricole, les pesticides sont utilisés par : 41% les collectivités (communes, départements), 34%  les particuliers (jardins), 14%  la SNCF et RFF et 11% Aéroport de Paris
  • dans l'Orge, en 2007, on détectait des pesticides pourtant interdits d'usage depuis 5 ans !
  • la petite histoire du moabi et de la mairie de Saint-Michel. En Afrique, l'arbre appelé moabi est une ressource importante (les revenus permettent de scolariser les filles), c'est un repère dans la forêt (compte tenu de sa taille), chez les Bantous c'est le siège du tribunal à palabre, chez les Pygmées c'est un arbre sacré...pourtant, au Cameroun, 90% des vieux arbres sont exploités. Malgré cela, cette essence a failli être utilisée pour la rénovation de la mairie de Saint-Michel ! Cela ne s'est pas fait grâce à l'intervention de certains conseillers municipaux bien inspirés !
  • la lucane cerf volant, espèce menacée, se trouve à Saint-Michel autour de la gare de chemin de fer. Si les arbres sont abattus cette espèce disparaîtra de Saint-Michel